Tout ce beau désordre

Pièce pour 8 jongleurs et jongleuses et Pulcinella !
Création prévue pour septembre -octobre 2027 !

Tout ce beau désordre est un concert qui se danse.
Il s’agit de façonner un album vivant comme un puzzle de morceaux hétéroclites reliés par des interstices poétiques. En nous inspirant de plusieurs traditions populaires, nous poursuivons l’invention de notre propre langage à base de poids, de trajectoires, de rythmes, de dessins dans l’espace, d’allers et retours entre des éclats individuels et des organisations collectives. Nous trouvons de nouveaux principes de jeux et de jonglage et réutilisons de nos anciennes découvertes pour les faire danser différemment. Dans la musique et la chorégraphie, nous dévions des genres que nous aimons et que nous reconnaissons. Nous cherchons à nous rapprocher de ces grooves essentiels pour les ressentir et les faire ressentir en maintenant une tension entre le vivant et le construit, pour voir des gens entraînés par la musique, qui bouge, respire, se dessine.

Tout ce beau désordre, définition poétique de l’anagramme ?
Au final, pas d’inquiétude …. tout va finir par rentrer dans le désordre.

INTENTIONS

Notre spectacle est une tentative, un rêve collectif inachevé dont la dramaturgie repose sur le regard que chacun porte sur l’aventure en cours dans laquelle il est embarqué. Tout ce beau désordre montre le désir à l’oeuvre, un groupe en prise avec l’espoir de faire naître le merveilleux, espoir qui anime chacun de ses membres.
Tout ce beau désordre est aussi un concert dansé, porté par des jongleurs et des jongleuses, sur des compositions originales du quartet de jazz Pulcinella, ponctué de poèmes écrits par Frédéric Forte.

Avec cette pièce, nous affrontons de nouveaux enjeux : créer des séquences spectaculaires comme autant de vignettes sensibles de nos héritages culturels populaires, en puisant dans les ressources vivantes des danses et des musiques, pour en proposer des synthèses neuves — transformées, hybridées, traversées par la magie des objets, de la gravité et des mots. Ce concert dansant se veut un voyage actualisé dans nos héritages, offrant aux spectateurs la possibilité de s’y reconnaître dans la différence, de ressentir par empathie le mouvement et le collectif, de chercher et d’inventer du sens, ou simplement de se laisser surprendre par l’éclat de l’inédit.

La structure emprunte à celle d’un concert de rock, alternant morceaux et prises de parole, afin de rendre l’accès à la pièce aussi direct que possible. Chacun peut y trouver sa place : le néophyte découvrant le théâtre autant que l’expert des salles obscures. Comme dans nos propres rapports au bain culturel qui nous entoure, nous souhaitons que le spectateur puisse vivre une large palette d’expériences : du plaisir immédiat porté par la puissance du jonglage, de la danse et de la musique, jusqu’à la perte féconde de repères devant un imaginaire neuf — en passant par la joie de reconnaître, de relier, de lire les références et leurs transformations.

Lors de passages narratifs, les jongleurs prennent la parole pour faire rentrer le spectateur dans le désir du spectacle en train de se faire. Les textes et les paroles incarnés seront des occasions de prise de distance amusée et un terrain de jeu réflexif sur l’aventure de la création. Ils invitent avec malice et ironie le spectateur à ressentir comment le travail collectif, réel, quotidien, artisanal, a transformé une projection, un rêve, en une réalité sensible… « Je vous prie de nous excuser, mais le spectacle de ce soir n’est pas fini ». Le public est pris à partie et invité à partager la pensée collective qui se déroule au présent. Lui fait-on des aveux ou des blagues ? La parole expose-t-elle le réel ou tente-t-elle de le dissimuler ? Que devient son rêve quand on le confronte au rêve d’autrui ? Abandonner ses illusions rend-il l’espoir encore plus puissant ? Comment une parole vient-elle teinter le moment chorégraphique qui suit d’une sensibilité particulière ?
Nous développerons ensemble des réflexions autour de l’essai, de la tentative, du commentaire, du lien ténu qui unit des singularités dans un processus partagé… Nous allons célébrer la réussite et vivre les échecs, nourrir des espoirs partagés et retomber sur terre, ensemble, forts du chemin parcouru.

DISTRIBUTION : 

Ecriture : Julien Clément et Nicolas Mathis
Mise en scène : Nicolas Mathis
Sur des musiques originales de Pulcinella

Jongleurs·euses : Julien Clément, Rémi Darbois, Amélie Degrande, Baptiste Jeannequin, Juliette Hulot, Taichi Kotsuji, Carla Kühne, Emmanuel Ritoux
Musiciens : Pulcinella avec Bastien Andrieu, Ferdinand Doumerc, Pierre Pollet, Jean-Marc Serpin

Création lumière : Arno Veyrat
Texte : Frédéric Forte
Consultant en accident scénique : Camille Boitel
Assistante chorégraphique : Violeta Todo-Gonzalez
Fabrication décors : Olivier Filipucci
Conception costumes : Léonor Boyot Gellibert

Régie son : Pierre-Jean Heude
Régie lumière : Thibault Thelleire et François Dareys

Diffusion, administration et production (Collectif Petit Travers) : Emilio Quief
Coordination logistique (Collectif Petit Travers) : Audrey Paquereau
Coordination technique (Collectif Petit Travers) : Thibault Thelleire
Administratrice de production (Pulcinella) : Oriane Ungerer
Diffusion et production (Pulcinella) : Kellia Kenza

 

SOUTIENS (en cours) :

Production : Collectif Petit Travers en coproduction avec la Compagnie Pulcinella

Coproduction et accueil en résidence : Maison de la Danse, Pôle européen de création, Lyon ; Plateforme 2 Pôles Cirques en Normandie I La Brèche à Cherbourg – Cirque Théâtre d’Elbeuf ; AGORA – Pôle National Cirque Boulazac – Nouvelle Aquitaine ; Equinoxe – Scène nationale de Châteauroux ; Le Théâtre de Saint Nazaire, Scène nationale ; Espaces pluriels – Scène conventionnée d’intérêt national Art et création danse, Pau ; Théâtre de Cusset – Ville de Cusset ; UTOPISTES – Cité Internationale des Arts du Cirque ; l’astraea – Marciac (création musicale).

Avec le soutien de la Ville de Villeurbanne et de la Région Occitanie.

Le Collectif Petit Travers est conventionné par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes.
La Compagnie Pulcinella est conventionnée par la DRAC Occitanie.

Tout ce beau désordre

© Julie Cherki